La préfecture de Seine-Saint-Denis a indiqué mardi soir dans un communiqué qu'"un dispositif de sécurité habituel" sera mis en oeuvre pour le match amical France-Uruguay, mercredi au Stade de France.
A l'issue d'une réunion de préparation "avec tous les participants habituels, la Fédération Française de Football, le Consortium du Stade de France et la Sécurité Publique", il a été décidé "d'arrêter un dispositif de sécurité habituel pour ce type de match amical, dispositif qui permet de gérer tout type d'évènement", écrit le préfet Claude Baland.
Selon ses services, un dispositif "habituel" prévoit de déployer à Saint-Denis 1.700 hommes, effectifs policiers et stadiers confondus.
Le préfet ne donne aucune indication sur les mesures qui pourraient être décidées si l'hymne national français était de nouveau sifflé.
Le 14 octobre, les huées qui avaient accompagné la Marseillaise au Stade de France avant le match amical contre la Tunisie avaient soulevé l'indignation et conduit le gouvernement à préconiser la suspension des matches en cas d'incidents de ce genre.
Mardi, l'entourage du secrétaire d'Etat aux Sports Bernard Laporte a indiqué que celui-ci quitterait la tribune en cas de fortes manifestations d'incivisme.
La décision d'interrompre le match serait "complexe", "ce serait une décision collective, des autorités sportives et publiques mais dans ce genre de manifestations, c'est en dernier recours le ministère de l'Intérieur qui est responsable de la sécurité", indiquait-on mardi au secrétariat d'Etat.